Il parait que ce sont les plus belles.
Mouais. Je voudrai avoir encore plein de temps devant moi !
J'ai pas encore assez vécu pour ne rien regretter, il va encore falloir que je cours après le temps.
(et si quelqu'un sait comment on écrit "je cours" sans faute d'orthographe ici, qu'il me le dise)
Si le hasard a pitié de temps en temps, pour les cinq ou six années à venir, j'aimerai aussi faire les bonnes décisions, ne pas me planter de voie, de vocation, ne pas me planter dans mes choix, ou pas trop en tout cas. Bref, réussir, être heureuse, épanouie... Pfff, qu'est ce que je raconte, moi ?
Qui m'a mis ça dans la tête ?
Et avoir un peu de motivation, de confiance en soi, de tenacité, un peu de ce que les autres ont, un peu de ce qu'il me manque tous les jours quand je me réveille le matin (enfin le matin...).
Peut-être que là où je suis, c'est pas vraiment ma place, peut-être aussi qu'il faut que je m'impose. De toutes manières, il faut que je sache combien je pèse, ce que je vaux, sinon, on va le faire à ma place. C'est pas forcément soulageant.
Voilà, y'a que 18 ans de passé (ah non, 19!), ça passe peut-être vite, mais c'est rien il parait. C'est même "encore pire après" (la bonne nouvelle). Il suffit de foirer un petit truc à un petit moment de ta vie, et hop! tu t'engages dans une direction, tu savais même pas que ça existait.
Ca me donne envie de grandir tout ça.
Surtout quand je sais que c'est maintenant ou jamais que ma vie se construit, que c'est maintenant que je pose la première brique de ma maison, que c'est maintenant que je devrais rencontrer mon futur mari, que c'est maintenant que je dois tout donner alors que j'ai encore la sensation d'avoir les mains vides.
J'ai en même temps envie d'être grande, accomplie, et d'oser sortir des limites, un peu comme une gamine de sa maison. Mais j'ai peur de l'étranger, même si ça m'attire... Beuh ! Pensées hors-normes, sortez-moi de là !
En fait, le monde n'est ni tout rose, ni tout noir. En fait, ça dépend des moments.
Mais sortez-moi de là quand même !


